
Visite d’écoles dans le nord-est du Viet Nam
A l’occasion d’un voyage qui se voulait à la fois exploratoire (dans des régions qui nous étaient jusqu’alors inconnues) et ethnologique, les visiteurs suisses ont eu contact brièvement avec trois écoles qui, à des degrés divers accueillent des enfants des ethnies minoritaires.
Dans la première, une école primaire de 320 élèves située à Hieu Ha (1) (entre le lac Babé et
Il n’y a, bien entendu, pas d’ordinateur dans l’école et le seul autre manuel que nous examinons concerne le dessin ; on y apprend à analyser les formes, comme celle des feuilles d’arbres, et l’on donne aussi des sujets et modèles, comme le lac de Hoan Kiem ou des statues d’hommes célèbres ; on ne sait pas de quel matériel les élèves disposent ici, mais, à d’autres endroits, on a vu des réalisations à la gouache (quant à nous, nous leur apportons des crayons de couleur).
La deuxième école de notre circuit était située non loin de Bao Lac. Cette petite institution de quatre classes est dédiée à l’ethnie dao (3), bien représentée à cet endroit. Nous avons été fort bien reçus par quatre institutrices kinh, qui sont au bénéfice d’un contrat particulier de quelques années pour travailler dans ce qui paraît être des conditions difficiles par l’isolement des lieux. L’enseignement se fait en vietnamien ; il ne semble pas (mais nous étions incapables de le contrôler) que des leçons soient consacrées à la langue dao. Pour nous, ce fut toutefois l’établissement le plus sympathique de ceux visités. Les enseignantes, à l’aimable profil, paraissaient aussi heureuses de nous rencontrer que leurs élèves, dont les parents ou d’autres membres de la communauté assistaient de plus ou moins près à nos contacts avec l’école. Dans les classes elles-mêmes, nous avons constaté la présence de deux ordres : une groupe fait face à un pupitre et un tableau noir, alors que l’autre groupe leur tourne le dos et a lui aussi droit à un pupitre et un tableau noir ; l’institutrice, quant à elle, passe d’un côté à l’autre au gré des diverses parties de la leçon. Les classes abritent aussi du matériel pour le protéger du vol ; on y découvre ainsi aussi bien des plaques de fibro-ciment pour le toit que des motocyclettes (probablement celles des enseignantes.
Si l’enseignement est frontal, les petits effectifs permettent de meilleurs contacts avec les élèves, contacts renforcés par le dynamisme du corps enseignant. Comme le montrent les images, trois des classes sont dans une construction en dur, alors que la quatrième est une annexe en planches accolée au bâtiment principal
Les jeunes mamans viennent au spectacle avec leurs enfants plus jeunes et c’est à qui se fera photographier pour se voir ensuite sur l’écran de l’appareil numérique. Tout ce monde aimerait que nous restions pour manger à midi, mais ce n’est pas dans les plans et, faute de mieux nous buvons de l’eau bouillie encore douce.
